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Historique
Arrouède jouxte Bézues-Bajon au nord, Cabas-Loumassès à l’est, Mont-d’Astarac et Manent-Montané au sud, Panassac et Chélan à l’ouest. Le relief est caractéristique des vallées dissymétriques de l’Astarac. Le point culminant de la commune se situe à 327 m (borne géodésique) au lieu dit « Monseigner ». Le point le plus bas (267 m) est dans la vallée de l’Arrasts-de-Derrière. De part et d’autre des chemins de crête parallèles au cours des rivières, les boulbènes à l’est s’inclinent vers l’Arrasts et des coteaux très boisés, plus abrupts et accidentés, dominent la vallée du Gers.
Derrière l’église, aux « Embarrats », un vaste ouvrage circulaire entouré de fossés ennoyés a dû porter le château cité en 1274 dans le cartulaire de la Case-Dieu. Les seigneurs d’Arrouède sont fréquemment nommés au XIIè siècle dans le cartulaire de Gimont et l’un d’eux comme bayle comtal dans celui de Berdoues. On ignore si cet ensemble castral possédait une enceinte fortifiée et quand il a été détruit. Parmi les seigneurs d’Arrouède, on cite : Bernard de Panassac qui fit hommage en 1242 de cette terre Centulle, comte d’Astarac. Bernard de Castelbajac, par son mariage avec Jeanne de Panassac, devient seigneur d’Arrouède en 1340. Les Castelbajac garderont ces terres jusqu’en 1688. Ensuite, elles passent aux Béon du Massès et en 1758 aux Timbrune-Valence fixés au Massès. Sous l’Ancien Régime, Rouède dépendait de l’archiprêtré de Masseube et de la châtellenie de Moncassin. La paroisse de Lou Massès était annexée à Arrouède en 1688. Durant les guerres de Religion les seigneurs du Massès se rangèrent du côté des catholiques.
Huit enfants d’Arrouède ont perdu la vie durant la guerre de 1914-1918. En mai –juin 1944, un groupe de 21 maquisards peu armé séjourne au « Haouret » à Arrouède tout près de Masseube, où la Milice est particulièrement active. La présence de 21 hommes ne peut rester longtemps inaperçue. La franc-garde de la Milice décide de monter une expédition militaire contre les « rebelles ». Dans cette opération, les gendarmes sont requis pour « tenir » les routes. A 6 h de matin, le 3 juin 1944 ; les maquisards avertis de l’attaque sont prêts. Devant une menace d’encerclement des miliciens et la présence de nombreux camions le long des routes Auch-Lannemezan et Arrouède-Mont-d’Astarac. Félix Péri soucieux de ménager ses hommes décide le repli par le nord très boisé durant une marche épuisante d’une heure. Obliquant ensuite vers l’ouest, le groupe franchit le Gers et se réfugie à Monlaur-Bernet. C’est le baptême du feu pour la plupart. Le 7 juillet, ils seront à Meilhan !
