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Historique
Description géographique et historique
Le territoire communal est traversé du Sud au Nord par la Gimone. Monbardon jouxte Gaujan au Nord, Puymaurin (Haute-Garonne) au levant, Sarcos au midi et Monties au couchant. L’altitude de la commune varie de 224 m près de la Gimone, à 315 m à « Bel Air » (rive droite à « Pétopaou »). Le village culmine à 250 m. Les contours de la commune de Monbardon sont irréguliers. La partie centrale, sur la rive gauche de la Gimone, est constituée d’un ensemble de hauts coteaux creusés d’Ouest en Est par de nombreux ruisseaux affluents de la rivière. Une portion du territoire située sur la rive droite s’ouvre assez largement au passage de l’axe routier de Masseube à Puymaurin. La vallée est ici assez resserrée entre ses versants. Le relief un peu accidenté explique le boisement relativement important des sols.
L’histoire de Monbardon est liée à ses deux châteaux. Du XIe au XVe siècles, le château primitif (aujourd’hui disparu) se trouvait sur la motte féodale au lieu-dit « Castets » (traces de fossés). Le titre de vicomtes que portaient les seigneurs de Monbardon au XIe siècle indique qu’il s’agissait déjà de puissants seigneurs cités à plusieurs reprises dans les cartulaires de Berdoues et Simorre. Ce castelnau (Les castelnaux ont pour origine des agglomérations créées par un seigneur dans la dépendance d’un château, pour contrer le mouvement des sauvetés, localités constituées autour des églises ou abbayes, et placées sous l'autorité du clergé.), mentionné en 1247, faisait partie sous l’Ancien Régime, de la châtellenie de Villefranche, dans le comté d’Astarac.
Le Château actuel des « Castelpers », sis au Nord du village, a été érigé sous Blaise de Monluc. De style Renaissance, il porte la date de 1528, date probable de sa construction. Une chapelle de la Vierge se trouvait dans l’enceinte du château. Il a subi des modifications, en 1800. Les Castelpers possèderont le château jusqu’en 1936. A la mort de la dernière comtesse, ses héritiers vendent d’abord les terres, puis le château. Pendant la guerre, on y abritera des Belges. En 1946, une société juive de Paris l’achète pour former à l’exploitation des kibboutzim, de jeunes juifs (jusqu’à une centaine). En 1956, le château est vendu à un propriétaire privé..
Quant au nom de la commune de Monbardon, celui-ci proviendrait du patrimoine germanique « Bardo » et du suffixe « onem » signifiant « le Domaine de Bardo » (Dauzat et Rostaing) ou de « Mons Bardonom », le Mont des Bardes (Monlezun).
Patrimoine
L’église Sainte-Magdelaine. Orientée et dotée d’un cloche-mur et d’un campanile, elle a été construite en 1730 sur un nouvel emplacement. Au Nord, un bâtiment qui abritait l’ancienne école et la mairie semble avoir été accolé à l’église après sa construction. Un espace couvert permet d’entrer dans l’édifice. La nef unique sous voûte en berceau est éclairée par des fenêtres à arcs surbaissés. Deux arcades cintrées donnent sur les chapelles latérales. Le mur Ouest porte une tribune avec accès pour les cloches qui sonnent les heures, le tintement et la volée. Le chœur à 5 pans coupés est abrité par un plafond qui a dû porter des peintures (traces). Derrière l’autel est adossé le fauteuil de la dernière comtesse Castelpers (armoiries brodées sur l’assise et le dossier. Au fond de l’église, cuve baptismale recouverte d’un dôme en marbre. La grille de communion a été conservée.
Le château. Ce bâtiment de style Renaissance, à l’état d’abandon, présente un corps de logis avec perron central entouré de 4 tours. Il semble avoir été agrandi vers l’Est en 1800. Dans le parc, se dressait autrefois un beau pigeonnier à arcades doubles et escalier à vis datant de la fin du XVIe siècle, début du XVIIe siècle. Il ne subsiste plus aujourd’hui que le pan de mur Ouest assez endommagé.
Petit patrimoine. Fontaine vers Puymaurin (autrefois dotée d’un lavoir). Puits comblé au presbytère, sources, deux moulins à eau ont disparu, mais il reste le canal d’un ancien moulin sur la Gimone. Croix en fer forgé, cabane de vigne, maisons en terre crue et colombages, fossés à la motte féodale. Quelques légendes circulent… « Il y aurait eu dans le bois de Montrens, un chêne gigantesque que la foule faisait remonter à l’époque druidique, tant ses dimensions étaient grandes ». Au bois de Coucan (Nord-Est), un chêne dit « Lou cassou dé Madamo » aurait abrité, glissés dans une fente, des mots doux d’une comtesse et de son galant. On parle également du « Gabinet dé Labat » dont on n’a pu avoir de renseignement.
(Source : Communes du département du Gers, Tome III L’arrondissement de Mirande)
