Historique

Description géographique et historique

Un château apparaît pour la première fois en 1242. Il appartenait à la puissante famille d’Orbessan. Il devait se trouver au-dessus de la vaste motte qui supporte l’église actuelle. Un bourg subordonné semble avoir existé au pied de cet ensemble, peut-être fut-il doté d’une enceinte particulière. En tout état de cause, ses habitants se virent concéder des coutumes, en 1274.
La situation exceptionnelle de cette motte incita les seigneurs d’y créer une bastide ou une ville (village fortifié), mais cette période troublée n’en permit pas la réalisation. En 1355, le raid du Prince Noir fut terrible : les Anglais s’emparèrent de la ville de Monties et la ruinèrent de fond en comble. Elle ne releva jamais de ces désastres, mais elle continua à porter le nom de ville et à jouir de ses franchises et libertés. En 1374, Arnaud d’Orbessan rendit hommage au comte d’Astarac pour la coseigneurie de Monties. Pierre d’Orbessan épousa Jeanne de Castelnau et fut l’ami et le compagnon d’armes de Gaston Phoebus. Son fils, Peyroton, reçut les hommages de Monties en 1410. En 1439, Bernard II en devint coseigneur. Puis Jean d’Ornezan à son tour rendit hommage au comte d’Astarac en 1475,1490 et 1510. Bertrant d’Ornezan avait aliéné Monties. La vente fut faite au profit de François de Baliros. Les habitants de Monties lui prétèrent serment de fidélité en 1945, ainsi qu’au représentant du roi en 1550. Les terres passèrent ensuite dans les main des familles : Massencôme et Saint-Pastou. Sous l’Ancien Régime, le territoire communal appartenait au Pays de Rivière-Verdun, entité s’étirant du Larboust à Verdun-sur-Garonne (jusqu’en 1789) ; Les cahiers de doléances de Monties qui y furent envoyés, comme beaucoup d’autres, furent égarés.

Les guerres du XIXe et du XXe siècles ont marqué quelques familles montissoises. Un soldat revenu de Moscou parmi les Grognards de Napoléon 1 a ramené des chant militaires. Sous Louis-Philippe, décès d’un Montissois, à Bougré. Sous Napoléon III, mort de deux soldats en Crimée. Durant la 1ére Guerre mondiale, la commune à perdu onze de ses enfants et deux en 1939-45.

Patrimoine

Monties se présente comme un village-rue où vivent cinq famille. Sur la carte de Cassini (XVIIIe siècle), un lieu-dit était mentionné, «  le château ». l’église dépendant de l’ancien archiprêtré de Villefranche-d’Astarac, cette dernière a été tout d’abord dédiée à saint-Sernin a gardé aujourd’hui son second patronyme notre-Dame de la nativité.